Générateur de mentions légales
Dites qui édite le site et sous quelle forme juridique. L'outil écrit les mentions correspondantes : le registre (RCS, RNE ou aucun), le capital, la TVA et le bloc hébergeur changent selon votre situation. Une ligne sans objet n'est pas écrite du tout.
- Gratuit, sans compte et sans email — le document s'affiche et se copie tout de suite
- Rien ne part sur nos serveurs : tout est calculé dans votre navigateur
- Écrit pour l'article 1-1 de la LCEN, numérotation en vigueur depuis la loi SREN de mai 2024
Dernière mise à jour : 23 juillet 2026 · Coordonnées d'hébergeurs relevées en juillet 2026
1. Qui édite le site ?
Nature de votre activité — c'est elle qui décide du registre à citer, pas votre régime fiscal. Un auto-entrepreneur peut être commerçant (RCS), artisan (RNE) ou libéral (aucun registre).
Profession réglementée
Le cas que les générateurs concurrents oublient : titre, ordre d'inscription et règles professionnelles sont dus en plus (article 19 de la LCEN).
2. Directeur de la publication
3. Votre hébergeur
Le 4° de l'article 1-1 exige quatre informations : nom, dénomination, adresse et téléphone de l'hébergeur. C'est le champ que presque tout le monde rate. Choisissez le vôtre, on pré-remplit ses coordonnées légales.
4. Vente en ligne à des particuliers
Remplissez le formulaire : le document apparaît ici, section par section.
Aucun email demandé. Aucune donnée envoyée. Le HTML se colle tel quel dans une page WordPress, Shopify ou Wix.
En résumé : tout site accessible au public en France doit identifier son éditeur et son hébergeur. Depuis la loi SREN du 21 mai 2024, l'obligation ne se trouve plus à l'article 6-III de la LCEN mais à son article 1-1, et la sanction à l'article 1-2 : un an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende pour une personne physique, 375 000 € pour une société. Un générateur qui cite encore l'« article 6-III » n'a pas été relu depuis deux ans.
Pourquoi la forme juridique pilote le document
La plupart des générateurs remplissent un modèle unique avec votre nom et votre adresse, puis vous rendent le même texte que tout le monde — avec un « RCS » à côté d'un développeur freelance qui n'en a pas, ou un « capital social » vide pour une association. Le problème n'est pas cosmétique : l'article 1-1 ne demande pas la même chose à tout le monde, et une ligne fausse ou inventée est plus facile à repérer qu'une ligne manquante.
Alors on a inversé la logique. Vous ne cochez pas des clauses : vous dites qui édite le site et sous quelle forme, une fois. Le registre à citer dépend de la nature de l'activité — pas du régime fiscal. C'est la confusion la plus fréquente : « auto-entrepreneur » n'est pas une nature d'activité, c'est un régime. Un auto-entrepreneur peut être commerçant (RCS), artisan (RNE) ou libéral (aucun registre). Les trois n'écrivent pas les mêmes mentions. La table ci-dessous est la base de connaissance qui alimente le générateur, avec la référence de chaque ligne.
| Nature de l'activité | Numéro à afficher | CGV en B2C | TVA intra | Ordre / contrôle |
|---|---|---|---|---|
| Activité commerciale | Numéro RCS + ville du greffe (ex. « RCS Bordeaux 812 345 678 ») | Obligatoires en B2C, avant la commande | Oui si assujetti | — |
| Activité artisanale | Numéro SIREN + mention de l'immatriculation au Registre national des entreprises | Obligatoires en B2C, avant la commande | Oui si assujetti | Chambre de métiers et de l'artisanat |
| Activité libérale non réglementée | Numéro SIREN seul | Obligatoires en B2C, avant la commande | Oui si assujetti | — |
| Profession réglementée | Numéro SIREN + ordre professionnel + règles professionnelles applicables | Obligatoires en B2C + règles de l'ordre | Oui si assujetti | Ordre / autorité de tutelle + assurance RC professionnelle |
| Association loi 1901 | Numéro RNA (W + 9 chiffres) et/ou SIREN si l'association en a un | Oui si vous vendez (billetterie, boutique) | Rarement | Préfecture (déclaration) |
| Éditeur non professionnel | Nom, dénomination et adresse de l'hébergeur uniquement | Non | Non | — |
Le détail de chaque cas, avec son piège
Activité commerciale
Le RCS n'a pas disparu avec le RNE : une société commerciale y reste immatriculée et son Kbis continue d'exister.
Capital social : Obligatoire pour les personnes morales (art. 1-1, I, 2° LCEN). Une entreprise individuelle n'a pas de capital social : la ligne n'a pas à être écrite. TVA : Le numéro de TVA intracommunautaire ne s'affiche que si vous êtes réellement assujetti. En franchise en base, vous n'en avez pas : n'inventez pas la ligne.
Référence : LCEN, article 1-1 (Légifrance)
Activité artisanale
C'est le piège du texte : la LCEN cite encore le « répertoire des métiers », supprimé le 1er janvier 2023 et remplacé par le RNE tenu par l'INPI. Les modèles qui vous font écrire « RM 812 345 678 » vous font citer un registre qui n'existe plus. Écrivez le SIREN et le RNE.
Capital social : Un artisan en entreprise individuelle n'a pas de capital social. En SARL artisanale, oui. TVA : Beaucoup d'artisans en micro-entreprise sont en franchise en base et n'ont pas de numéro de TVA intra.
Référence : INPI — Le Registre national des entreprises
Activité libérale non réglementée
Pas de RCS, pas de RNE artisanal à afficher : l'article 1-1 n'impose le numéro d'inscription que « le cas échéant ». Un développeur freelance qui écrit « RCS Paris » dans ses mentions légales se trompe.
Capital social : Sauf si vous exercez en société (SASU, EURL) — là, le capital revient. TVA : Au-delà des seuils de franchise, le numéro de TVA intra devient obligatoire sur les factures et utile en mentions légales.
Référence : LCEN, article 1-1 (Légifrance)
Profession réglementée
C'est la case la plus chargée, et celle que les générateurs concurrents ignorent. Un site de profession réglementée doit aussi indiquer le titre professionnel, l'État qui l'a délivré, l'ordre ou l'organisme d'inscription, et les règles professionnelles applicables.
Capital social : Dépend de la structure (SELARL, SELAS, exercice individuel). TVA : Certains actes médicaux sont exonérés de TVA : dans ce cas, pas de numéro de TVA intra à afficher.
Référence : LCEN, article 19 (Légifrance)
Association loi 1901
Une association est une personne morale : elle relève du 2° de l'article 1-1, donc dénomination, siège et téléphone sont dus. Le directeur de la publication est le représentant légal, en pratique le président.
Capital social : Une association n'a pas de capital social. La ligne ne doit pas figurer. TVA : La plupart des associations sont non assujetties. Pas de numéro de TVA intra à afficher.
Référence : LCEN, article 1-1 (Légifrance)
Éditeur non professionnel
C'est le régime du II de l'article 1-1, et il est mal connu : vous pouvez ne PAS publier votre nom ni votre adresse, à condition d'avoir communiqué votre identité à votre hébergeur. Celui-ci est tenu au secret professionnel, non opposable au juge. Attention : une régie publicitaire, un lien affilié ou une cagnotte font basculer le site du côté professionnel.
Capital social : Sans objet. TVA : Sans objet.
Référence : LCEN, article 1-1, II (Légifrance)
L'hébergeur : le champ que presque tout le monde rate
Le 4° de l'article 1-1 exige le nom, la dénomination, l'adresse et le numéro de téléphone de votre hébergeur. Quatre informations. La plupart des mentions légales en ligne en contiennent une : « Hébergé par OVH ». C'est non conforme, et c'est la ligne la plus facile à vérifier depuis l'extérieur. C'est pour ça que le générateur garde une liste d'hébergeurs à jour : vous choisissez le vôtre, il injecte les quatre champs légaux — mais chaque bloc renvoie vers les mentions officielles de l'hébergeur, parce qu'une adresse peut changer et qu'on préfère vous laisser vérifier plutôt que de vous faire confiance aveuglément.
La loi SREN a même ajouté un 5° : le cas échéant, il faut aussi identifier les personnes qui assurent le stockage des données traitées dans le cadre de l'édition du service. Concrètement, si votre site tourne chez un hébergeur mais que vos images partent sur un stockage objet et que Cloudflare sert de proxy devant, la chaîne se déclare. Aucun modèle de 2019 ne contient cette ligne — le champ « stockage chez un tiers » de l'outil la produit.
Combien coûte l'absence de mentions légales ?
C'est un délit pénal, pas une amende administrative. L'article 1-2 de la LCEN prévoit un an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende pour la personne physique — ou pour le dirigeant, de droit ou de fait, de la société qui édite le service. Pour une personne morale, l'amende est quintuplée : 375 000 €, assortie des peines complémentaires de l'article 131-39 du Code pénal, dont l'interdiction d'exercer l'activité pendant cinq ans au maximum.
Soyons honnêtes sur la probabilité : personne ne va en prison pour un blog sans mentions légales, et les poursuites restent rares. Le risque réel est ailleurs. Il se matérialise quand quelqu'un a déjà un contentieux avec vous — un litige client, une contrefaçon, un concurrent agacé — et cherche un levier. Des mentions absentes ou fausses transforment un désaccord commercial en dossier, et le nom du directeur de la publication est le premier endroit où l'on regarde.
Le médiateur de la consommation : la ligne oubliée du e-commerce
Si un particulier peut acheter sur votre site, l'article L.616-1 du Code de la consommation vous impose d'indiquer, « de manière visible et lisible », les coordonnées du médiateur de la consommation dont vous relevez — et pas seulement dans les CGV : dans les mentions légales et sur le bon de commande aussi. C'est une obligation de moyens gratuite pour le client, financée par le professionnel, en place depuis 2016. Elle vaut pour l'artisan qui vend deux prestations par mois comme pour la boutique Shopify.
On a regardé les trois générateurs les mieux classés sur « mentions légales » : aucun ne produit cette ligne. Le nôtre l'ajoute dès que vous cochez « je vends à des consommateurs », avec une réserve nette — on ne remplit pas le nom du médiateur à votre place. Il faut d'abord adhérer à un dispositif de médiation ; citer un médiateur auquel vous n'avez pas adhéré ne vous couvre pas et se retourne contre vous en cas de contrôle DGCCRF. La liste officielle des médiateurs référencés (CM2C, MEDICYS, CNPM-MÉDIATION, médiateurs sectoriels…) est tenue par la Commission d'évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation. Vous choisissez le vôtre, l'outil écrit la clause avec la bonne référence d'article.
Le trio légal d'un site qui vend
Les mentions légales disent qui édite le site. Elles ne disent rien de vos ventes ni de vos cookies. Si vous encaissez le moindre paiement en ligne, il vous faut aussi des conditions générales de vente — obligatoires en B2C, à communiquer avant la commande. Si vous déposez le moindre cookie de mesure d'audience, il vous faut une politique de confidentialité qui nomme les traceurs réellement posés. Nos trois générateurs sont gratuits, client-side et sans email : vous saisissez votre identité une fois, vous ressortez avec les trois documents obligatoires — là où les concurrents en gattent un seul derrière un email.
Questions fréquentes
Le générateur de mentions légales est-il vraiment gratuit ?
Oui. La génération est gratuite, sans compte ni email, et le document est entièrement utilisable — il n'y a pas de version tronquée. Le seul rappel : une discrète ligne de crédit vers legal-site.fr en bas du document, que le pack Pro à 14,90 € retire en y ajoutant les CGV, CGU, la politique de confidentialité et la politique de cookies.
Quel article de loi impose les mentions légales en 2026 ?
L'article 1-1 de la LCEN (loi n° 2004-575 du 21 juin 2004), dans sa rédaction issue de la loi SREN n° 2024-449 du 21 mai 2024. Avant le 23 mai 2024, c'était l'article 6-III. Les modèles qui citent encore le 6-III n'ont pas été relus depuis deux ans.
Quelle amende risque-t-on sans mentions légales ?
L'article 1-2 de la LCEN prévoit un an d'emprisonnement et 75 000 € d'amende pour une personne physique. Pour une société, l'amende est quintuplée, soit 375 000 €, avec une interdiction d'exercer l'activité pouvant aller jusqu'à cinq ans.
Un auto-entrepreneur doit-il indiquer un numéro RCS ?
Seulement s'il exerce une activité commerciale. Un auto-entrepreneur artisan cite son SIREN et le RNE, un auto-entrepreneur en libéral non réglementé n'a aucun registre à citer — son SIREN suffit. Le régime fiscal ne détermine pas le registre, et l'outil retire la ligne RCS pour ces deux cas au lieu de laisser un champ vide.
Comment remplir le nom, l'adresse et le téléphone de l'hébergeur ?
Ces quatre informations vivent dans les mentions légales de votre hébergeur, pas dans votre espace client. L'outil garde une liste à jour (OVH, o2switch, IONOS, Gandi, Scaleway, Infomaniak, Hostinger, Cloudflare, Vercel, Netlify…) : vous choisissez le vôtre, les champs se remplissent, et un lien vous renvoie vers la source pour vérifier. Si vous ne savez plus qui vous héberge, un simple whois sur votre domaine vous le dira.
Faut-il indiquer son adresse personnelle quand on travaille de chez soi ?
Le 1° de l'article 1-1 exige le domicile de la personne physique. Sans local professionnel, c'est donc votre adresse qui s'affiche. Les deux sorties légales sont la domiciliation d'entreprise ou, pour un site strictement non professionnel, le régime d'anonymat du II — que l'outil applique quand vous choisissez « Particulier ».
Un site perso ou un blog doit-il afficher des mentions légales ?
Oui, mais dans un régime allégé. Le II de l'article 1-1 autorise l'éditeur non professionnel à rester anonyme : il ne publie que le nom et l'adresse de son hébergeur, à condition d'avoir donné son identité à celui-ci. Une pub, un lien affilié ou une cagnotte fait perdre ce bénéfice et bascule le site du côté professionnel.
Dois-je indiquer un médiateur de la consommation dans mes mentions légales ?
Oui dès que vous vendez à des particuliers. L'article L.616-1 du Code de la consommation impose d'afficher les coordonnées du médiateur dont vous relevez, dans les mentions légales et les CGV. Condition préalable : avoir adhéré à un dispositif de médiation. Il ne faut pas inventer un médiateur — c'est pour ça que l'outil active la clause quand vous cochez « je vends en B2C », mais vous laisse renseigner le vôtre depuis la liste officielle des médiateurs référencés.
Quelle différence entre mentions légales, RGPD et CGV ?
Trois documents, trois obligations distinctes. Les mentions légales (LCEN) disent qui édite le site. La politique de confidentialité (RGPD) explique quelles données vous traitez et pourquoi. Les CGV (Code de la consommation) encadrent vos ventes. Un site marchand a besoin des trois ; un blog vitrine des seules mentions légales, plus la politique de confidentialité s'il pose un cookie de mesure d'audience.
Comment ajouter les mentions légales à mon site ?
Après génération, copiez le code HTML et collez-le dans une nouvelle page de votre site (WordPress, Shopify, Wix, etc.), ou téléchargez le fichier. La page doit rester accessible depuis toutes les pages : la convention est un lien « Mentions légales » dans le pied de page.
Besoin des cinq documents d'un coup ?
Mentions légales, CGV, CGU, politique de confidentialité et politique de cookies, cohérents entre eux et enregistrés dans votre compte. Pack Pro à 14,90 € TTC, paiement unique, sans abonnement.
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